Comment réagir aux mesures gouvernementales pour le fitness

Doit-on leur reprocher ? Peut-on même leur reprocher ?
Un peu comme le marché noir durant la 2nde guerre mondiale, les systèmes D font progressivement leur apparition un peu partout (et un peu n’importe comment) dans mon environnement professionnel qu’est le Fitness, notamment depuis l’annonce du couvre-feu dans quasiment tout le pays.
A chaque crise, à chaque mesure, après la docilité, les adaptations. Déjà au début du 19ème siècle, Darwin nous expliquait que « Les espèces qui survivent ne sont pas les espèces les plus fortes, ni les plus intelligentes, mais celles qui s’adaptent le mieux aux changements.” On y est.
Je travaille avec des entrepreneurs qui voient leur projet de vie se fissurer, leur capital fondre et leur avenir se boucher. Des années de labeur, d’investissement personnel, capitalistique, passionnel, en train de s’évanouir par la décision de quelques « ronds de cuir » (relisez Courteline si besoin, vous comprendrez …) leur demandant de fermer, assis en face des « rapports officiels » qu’on leur adresse, sans aucune prise en compte d’éléments certes moins « cadrés médicalement » mais bien plus évidents et logiques. En gros, ça pourrait être : on risque moins en courant sur un tapis de cardio-training dans un club qui a condamné une machine sur deux qu’en restant debout dans le métro entre Montparnasse et Clignancourt. Mais c’est bien trop compliqué à comprendre pour eux puisque le Haut Conseil à la Santé Publique ne s’y intéresse pas.
Donc l’horizon s’obscurcit, l’étau se resserre et soudain la question se pose : se laisser doucement mourir ou réagir et trouver des solutions pour espérer pouvoir encore respirer demain ?
Je pense que vous connaissez la fable de la grenouille : si l’on plonge subitement une grenouille dans de l’eau chaude, elle s’échappe d’un bond ; alors que si on la plonge dans l’eau froide et qu’on porte très progressivement l’eau à ébullition, la grenouille s’engourdit ou s’habitue à la température pour finir ébouillantée. Ce récit insinue que lorsqu’un changement s’effectue d’une manière suffisamment lente, il échappe à la conscience et ne suscite ni réaction ni opposition ni révolte. Les phénomènes d’adaptation, généralement bénéfiques à l’individu et aux sociétés, se révèlent finalement nocifs. Et c’est ce que nos gouvernants essaient de nous faire subir : un « endormissement progressif » en augmentant les contraintes jour après jour, progressivement, lentement mais fermement.
Mais tous ne se laissent pas « ébouillanter » docilement, ils ont un instinct de survie tel qu’ils en arrivent à imaginer toutes sortes de subterfuges pour continuer à exercer leur profession, du plus banal au plus extrême. De l’opération « escargot » en région bordelaise pour bloquer de grandes artères à la grève de la faim (oui, vous lisez bien), en passant par des ouvertures de club sur prescription médicale, voire à l’accès au site par la porte du fond avec une capuche sur la tête et des lunettes noires sur le nez, ils et elles sont prêt(e)s à tout. Les plans B, C ou D sont en train de fleurissent chez ces entrepreneurs au bout du rouleau. Est-ce ridicule, inutile ou salvateur !?
Le phénomène d’habituation et de passivité dans un environnement qui se dégrade progressivement au point de mettre sa propre vie en péril vaut pour la plupart d’entre nous, mais certain(e)s résistent. Ils se battent avec leurs armes, certes parfois ridicules, parfois inégales, voire inoffensives, mais ils se battent. J’admire ces gens qui sont prêts à aller très loin pour défendre leurs convictions au mieux, leur entreprise au moins. Ne les moquons pas, encourageons les et pourquoi pas… rejoignons les .